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Le geai dépouillé de ses plumes The jay stript of his borrowed plumes
Sur l'excellent site de l'Université Brown Library (de Providence - RI), au chapitre "Napoleon Satires" (http://dl.lib.brown.edu/napoleon/) on trouve les deux gravures qui vont plus directement relier la critique de Napoléon à la fable de La Fontaine. Il est vrai que ce sera à travers la fable d'Esope reprise par Phèdre, d'où l'utilisation du terme "jaw" (corneille) plutôt que de celui de "jay" (geai). Notons d'ailleurs que cette corneille était également fort célèbre à titre allégorique . C'est ainsi que nous lisons, dans le Dictionnaire de L'Académie française, Cinquième édition, 1798 : "Parmi les Gens de Lettres, on dit d'Un Auteur qui a fait un ouvrage composé de plusieurs morceaux pris dans d'autres ouvrages, que C'est la corneille d'Ésope, ou la corneille de la Fable". Dans l'édition suivante, de 1832-35, le même dictionnaire écrit : Prov. et fig., "C'est le geai paré des plumes du paon, se dit, par allusion à une fable bien connue, D'une personne qui se fait honneur de ce qui ne lui appartient pas". Nous n'en avons pas d'exemple d'usage de cette fable en 1805 : mais l'on sait que cette année-là fut, avec 1804, le temps du réveil des royalistes, sévèrement poursuivis et qui restèrent ensuite plus calmes (voire se rallièrent !) avant que les désastres de la fin de l'Empire, en Espagne et Russie d'abord, ne leur redonnent du tonus. Notre écran pourrait d'ailleurs dater tout aussi bien de 1813 ou 1814. C'est de cette époque que datent les deux caricatures fort intéressantes et jumelles que nous vous montrons ci-dessous avec les commentaires de la "Brown University Library" (en cliquant sur les photos, vous rejoindrez les images de meilleures définitions présentes sur ce site; revenez en cliquant "Précédent"). La comparaison des deux gravures et celle des deux commentaires est intéressante. (Pour une meilleure vision, tapez "F11")
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